Qu’est-ce que l’estime de soi ?

Qu’est-ce que l’estime de soi ?
L’estime de soi est une dimension centrale de l’existence. En effet, du niveau de votre estime de soi dépendent de nombreuses choses : bonheur, bien-être, attitudes, comportements, objectifs, relations interpersonnelles… Par conséquent, une mauvaise estime de soi peut avoir des conséquences désastreuses sur votre vie quotidienne parce qu’elle vous limite insidieusement dans votre champ d’action et de possibles. Voyons donc plus en détail ce qui constitue l’estime de soi. Ainsi donc, l’estime de soi se construit sur plusieurs dimensions. Pour les détailler au maximum, on peut lister : la confiance en soi mais encore le contentement/la satisfaction de soi, la confiance dans ses actes/ses compétences/ses choix, l’amour de soi, l’amour-propre, la connaissance de soi, l’affirmation de soi, l’acceptation de soi, le fait de croire en soi, d’avoir une haute idée de soi et enfin d’être fier de soi. Enumérées de la sorte, probablement ne percevez-vous pas toutes les nuances de ces dimensions. D’après l’ouvrage de Christophe André et François Lelord : L’estime de soi, sur lequel se base cet article, l’estime de soi repose essentiellement sur trois de toutes ses facettes : - l’amour de soi (se considérer avec bienveillance), - la vision de soi (se fixer des objectifs élevés, avoir de grandes ambitions), - et la confiance en soi (croire en ses capacités). Trois dimensions auxquelles il vous faudra particulièrement faire attention et au regard desquelles l’on va mieux comprendre qu’elles peuvent être les conséquences d’une mauvaise estime de soi. Tout d’abord, une faible estime de soi conduit à une faible confiance en soi : on ne croit pas en ses capacités, on s’estime peu susceptible de réussir. Par conséquent, on n’envisage peu de choses pour soi-même, on se limite à ce que l’on a déjà et l’on évite toutes les activités où il y a un risque d’échec, même mineur. S’ôtant toute chance de progrès, de satisfaction et de succès alors qu’on aurait pourtant les capacités de réussir, autant que n’importe qui. Plus grave encore, les choix deviennent couteux et difficiles et l’on finit par s’empêtrer dans une certaine immobilité, un marasme dont il devient difficile de se sortir. Les personnes qui ont une faible estime de soi ont donc tendance à se disqualifier d’entrée de jeu, à s’auto-handicaper, préférant la fuite plutôt que d’avoir à supporter un éventuel échec. Et parce qu’elles pensent dès le départ ne pas pouvoir réussir, leur infortune finit à coup sûr par se réaliser à la manière d’une prophétie. « De toute manière, je n’y arriverai pas, il est donc normal que j’échoue. » Et si toutefois, dans ce contexte peu propice, arrive malgré tout une belle réussite, elle ne sera pas vécue comme telle, ne pouvant en aucun être le résultat de sa propre action mais plutôt le fruit du hasard, d’une chance inespérée, conséquence de facteurs externes. On dira par exemple : « J’ai eu (beaucoup) de chance ! » quand dans le cas d’un échec on assumera l’entière responsabilité du raté : « c’est normal, je suis nul. » Pour résumer ce sombre tableau, une mauvaise estime de soi conduit à bloquer la personne dans un statu quo peu réjouissant qui se résume à l’échec. Or, une telle spirale ainsi engendrée peut avoir des conséquences allant jusqu’à la dépression. Dans les relations interpersonnelles, cela conduit certaines personnes à se juger illégitimes vis-à-vis de leurs amis ou même de leurs conjoints. « Il est trop bien pour moi, » « Je n’ai aucune chance qu’ils me trouvent intéressant. » Si la mauvaise estime de soi ne se traduit pas de cette façon, elle s’exprime alors sous forme d’une jalousie indicible qui traduit les incertitudes liée à sa propre personne. Quand on s’estime de faible valeur, cela justifie la possibilité que l’autre aille voir ailleurs… Tout ceci peut conduire ces personnes à ne fréquenter que des individus médiocres, malveillants… Soit parce qu’elles ne pensent pas mériter mieux, soit parce qu’elles ont trop peur de rester seules. Mais il ne s’agit pas des seuls difficultés rencontrées dans le lien à l’autre : difficultés à s’affirmer et à se défendre, peur du regard des autres, inquiétudes quant au jugement des autres, évitement de nombreuses situations de peur qu’elles deviennent gênantes, etc. Voyez comme les conséquences peuvent, au final, être dramatiques… Au final, c’est l’amour de soi qui en prend un coup. On finit par ne plus s’aimer et à s’en vouloir de toutes les opportunités ratées. Or, on a tendance à croire que cette mauvaise estime de soi dépend uniquement de nos aptitudes et nos capacités de départ. Bien au contraire, avec une haute d’estime de soi, nos aptitudes et nos capacités sont décuplées. C’est donc bien sur l’estime de soi qu’il faut travailler, comme le catalyseur de notre réussite, si l’on souhaite avancer et accomplir des objectifs audacieux. Car finalement, la clé de la réussite pourrait se résumer en un mot : estime de soi et il ne tient qu’à vous de commencer à croire que vous êtes capables…

Afin de nous aider à vous fournir un meilleur contenu indiquez-nous ce que vous avez pensé de cet article ? Très intéressant
Intéressant
Peu intéressant
Pas du tout intéressant

En apprendre plus encore


Commentaires

Nouveau commentaire
Les commentaires
Aucun commentaire enregistré.